Champagne J. Charpentier
la_vinification

La vendange

vignobleLes vendanges sont attendues, par tout vigneron , avec impatience. Elles sont le résultat d'une année de dur travail dans les vignes et le passage de relais entre les vignes et la cave.
Le vigneron travaille avec la nature. La qualité et la quantité de raisins récoltés sont les fruits d'une taille précise et de la rigueur des différentes opérations réalisées. Mais elles dépendent également des conditions climatiques tout au long de l'année, principalement au moment de la floraison et du dernier mois précédant les vendanges. Un rapport équilibré entre soleil et pluie permettra un apport en sucre optimal.

La date des vendanges est fixée pour chaque commune champenoise par le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC). S'engage alors une course contre la montre pour récolter le raisin à bonne maturité et planifier la récolte entre les différentes parcelles. Elles durent environ une dizaine de jours, week-end compris (les raisins n'attendent pas...).
Une fois cueillis, à la main, les raisins sont placés dans des paniers puis vidés dans des caisses à vendanges. Une fois remplies, ces caisses pèsent environ 50kg. Elles sont livrées au pressoir.

Le pressurage

pressurageAussitôt la cueillette , les raisins sont pesés, ils intègrent notre centre de pressurage agréé «qualitatif Champagne». Le pressurage est effectué sur nos 2 pressoirs champenois. Nous réalisons un pressurage par parcelle, par crû et par cépage. L'extraction du jus des raisins se fait très doucement, le tout avec un fractionnement spécifique et qualitatif particulier au Champagne J. CHARPENTIER.
L'écoulement du jus protégé par l'anhydride sulfureux se fait par gravité. Le jus s'écoule dans des cuves spéciales nommées «bélon». On laisse le moût se décanter. Le sulfitage réalisé lors du pressurage protège le vin de l'oxydation au contact de l'oxygène de l'air. On soutire le moût par pompage. Le sédiment appelé «bourbes», et l'écume restent au fond du bélon.

La vinification

vinificationLa première fermentation alcoolique a lieu en cuve, en fût ou dans des foudres en chêne. Elle dure entre 2 semaines et un mois environ. Le sucre se transforme alors en alcool, grâce à l'action des levures. Cette transformation s'accompagne d'un dégagement de gaz carbonique qui est extrait de nos caves par système de ventilation.
Pour garder une grande diversité, nous vinifions chaque parcelle de manière autonome. Cette vinification permet la mise en évidence de la typicité de chaque terroir.
Nous réalisons la fermentation malo-lactique sur nos vins. Un soutirage est réalisé après chaque fermentation. Cette opération consiste à enlever le vin d'une cuve et à le mettre dans une autre, propre. Dans la première, on extrait la lie c'est à dire le dépôt naturel du vin qui se clarifie au fur et à mesure.

L'assemblage

assemblageL'assemblage consiste à marier des vins clairs ou tranquilles issus de terroirs, cépages et années différentes. Le plus souvent, on joue sur ces trois paramètres. Le but principal est de reproduire, chaque printemps, des assemblages homogènes des années précédentes.
Cette dégustation permet de faire la découverte et l'appréciation des vins de l'année dans son ensemble. Les vins clairs relèvent la typicité des vins. On «fabrique» pendant les assemblages les vins de demain. Ces dégustations sont menées par les membres de la famille CHARPENTIER sous l'influence de Jean-Marc, œnologue, le fils de la maison.

La mise en bouteille et le vieillissement

Elle a lieu au printemps. Ce n'est ni plus ni moins que le tirage : terme utilisé en Champagne. On la prépare en ajoutant une liqueur et des levures. Les bouteilles sont stockées en cave souterraine à température régulée et naturelle. Le bouchage est réalisé avec une capsule couronne à joint synthétique.
Les bouteilles sont «entreillées» dans nos caves, c'est-à-dire couchées à l'horizontale sur des lattes en bois : c'est le début de la seconde fermentation alcoolique.
Les levures ont provoqué la prise de mousse et continuent de jouer un rôle bénéfique après leur mort : elles restituent les matières azotées accumulées au cours de leur vie. Ces matières sont d'excellents supports pour les arômes.

vieillissement1 vieillissement

Le remuage, dégorgement et habillage

Il a pour but de faire glisser le dépôt dans le goulot de la bouteille, une fois le vieillissement du vin terminé. Pendant 4 à 5 semaines, une partie des bouteilles subissent en moyenne une trentaine de manipulations, sur des pupitres. Elles sont tournées régulièrement d'un huitième de tour tantôt à gauche, tantôt à droite en effectuant un mouvement de balancier : elles sont ainsi progressivement remontées jusqu'à la verticale. Une autre partie des bouteilles sont remuées automatiquement.

remuage remuage

Désormais, on pratique la technique du dégorgement «à la glace» : l'extrémité du goulot est plongée dans un bain réfrigéré à -25°C. Un glaçon se forme et emprisonne le dépôt. Puis la bouteille est dégorgée : la capsule est enlevée et le glaçon est expulsé par la pression qui règne à l'intérieur de la bouteille.
Nous faisons un complément par l'ajout d'une liqueur (mélange entre une sélection de vieux vins et du sucre de canne). C'est à cette étape que la différence entre un champagne Brut (0 à 15 g/L), Extra-Brut (0 à 6 g./L) ou encore Demi-Sec ( 30 à 45 g/L) se réalise. Ensuite nous ajoutons un bouchon en liège et un muselet.
Les bouteilles sont entreposées dans les palettes pour un repos avant l'habillage durant lequel s'effectue la : pose des étiquettes, collerettes et coiffes. 

habillage